Nouvelle expo au [mac] : La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées - Triennale De leur temps #8
Vernissage vendredi 3 avril à 18h30
Venez découvrir gratuitement et en avant-première l'exposition.
En 2026, les Musées de Marseille et l’ADIAF, Association pour la diffusion internationale de l’art français, s’associent pour présenter au [mac] la 8ᵉ édition de la Triennale "De leur temps". Depuis 2004, cet événement emblématique met en lumière des œuvres acquises au cours des trois dernières années par des collectionneurs engagés dans la valorisation de la création contemporaine. Véritable radiographie du goût artistique d’aujourd’hui, la Triennale révèle les sensibilités, les questionnements et les audaces qui traversent la scène artistique actuelle.
LA VIE CLIMATIQUE. Histoires sensibles des collections privées rassemble plus de 130 œuvres issues de plus de 70 collections privées françaises et internationales, couvrant tous les champs de la création : peinture, vidéo, sculpture, performance et installation. Elle rend hommage à l’engagement des institutions publiques, des mécènes et des collectionneurs qui, ensemble, ont contribué à l’enrichissement des collections des Musées de Marseille. En associant également les acteurs privés de la région, "De leur temps" prolonge cette dynamique collective et favorise une plus large diffusion du patrimoine artistique contemporain.
Accompagnée par Monica Bianca et Michel Poitevin, acteurs de l’ADIAF et respectivement directrice artistique et fondateur de la Triennale, cette nouvelle édition met notamment en avant des voix venues du bassin méditerranéen et d’horizons non occidentaux, ouvrant de nouveaux récits pour l’histoire de l’art. Conçue par Stéphanie Airaud, conservatrice et directrice du [mac] et Sandra Delacourt, histoirienne de l’art contemporain, cette 8e Triennale interroge le "climat idéal" des musées - cet environnement stable et contrôlé - face aux bouleversements écologiques, politiques et sociaux du monde contemporain.
Réunissant plusieurs générations d’artistes internationaux, l’exposition explore la collection comme un véritable écosystème vivant. Les œuvres révèlent des circulations invisibles entre les êtres, les "choses" et les milieux, et invitent à repenser les relations entre conservation et transformation, mémoire et émancipation. LA VIE CLIMATIQUE esquisse, depuis la Méditerranée, une écologie du lien : une manière d’habiter ensemble le monde, par temps chaud et incertain.
Une exposition co-organisée par les Musées de Marseille et l’ADIAF, Association pour la diffusion de l’art français.
Commissariat : Stéphanie Airaud / Sandra Delacourt
Informations pratiques :
Du 4 avril au 20 septembre 2026
Du mardi au dimanche de 9h à 18h
Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte.
📍Musée d’Art Contemporain [mac]
69, avenue de Haïfa – 13008 Marseille
☎️ 04 13 94 83 49/54
📧macpublics@marseille.fr
Tarif plein : 6 € / Tarif réduit : 3 € - Billetterie en ligne
Week-end d’ouverture
Gratuit les 4 et 5 avril
Ouverture exceptionnelle lundi 6 avril au tarif habituel
Parcours de l'exposition
Chapitre 1 - La collection, un écosystème
L’imaginaire des collections comme un milieu clos et paisible est, aujourd’hui, internationalement chahuté. Parmi les premiers, les artistes ont questionné le microclimat fabriqué pour l’art à grand renfort d’ingénierie climatique, de vitrines et de cloches de verre. À l’aide d’insectes téméraires, d’élixirs végétaux, de poussières et autres substances volatiles, ils nous incitent à aiguiser nos sens pour observer ce qui, au sein des collections, est déclaré dérisoire ou n’ayant pas droit de cité. Surgissent ainsi des vies minuscules et des interdépendances insoupçonnées qui d’ordinaire se trament hors de notre vue. Peu à peu, les frontières entre le dedans et le dehors, entre l’inerte et l’inanimé, se font moins certaines. Êtres vivants, choses et "natures mortes" se révèlent comme des classifications scientifiques, tout autant que comme un terrain de jeu, voire un champ de bataille. À travers des présences immatérielles ou fantomatiques, les œuvres racontent ici des stratégies de résistance et, parfois, elles entendent faire réparation. Ensemble, elles aspirent à nous faire ressentir ce qui est juste là : une respiration commune traversant vitrines et fenêtres closes, un souffle liant imperceptiblement nos vies à celles que nous pensons simplement regarder.

Julian Charrière, Controlled Burn | Cooling Tower B.1, 2023 - Tirage pigmentaire sur Dibond - 222,8 x 152,8 x 4 cm - Collection Frédéric de Godlschmidt © ADAGP, Paris, 2026
Les artistes présentés dans cette section
Majd ABDEL HAMID | Kwaku Osei Owusu ACHIM | Assoukrou AKÉ | Wilfrid ALMENDRA | Belkis AYÓN | Béatrice BALCOU | Joachim BANDAU | Abdelkader BENCHAMMA | Christophe BERDAGUER & Marie PÉJUS | Mireille BLANC | Cathryn BOCH | Alkis BOUTLIS | Julian CHARRIÈRE | Stéphane COUTURIER | Salvador DALÍ | Nicolas DAUBANES | Sophie DUPONT | Cedrick EYMENIER | Sandra GAMARRA | Noémie GOUDAL | Julieta HANONO | Kapwani KIWANGA | Tarik KISWANSON | Jochen LEMPERT | Benoît MAIRE | Kristin MCKIRDY | Roméo MIVEKANNIN | MOUNTAINCUTTERS | Armineh NEGAHDARI| Shueng Chuen PAK | Françoise PÉTROVITCH | Gilles POURTIER | Stéphanie SAADÉ | SARKIS | Jean-Vladimir SKODA | Michèle SYLVANDER | Morgane TSCHIEMBER | Nobuko TSUCHIYA | Oriol VILANOVA | Dario VILLALBA | Justin WEILER | Loïs WEINBERGER
Focus sur Béatrice Balcou
La série "Containers" a été réalisée en collaboration avec les artisans verriers du Cirva (centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques). Container #04 (Oligomerus Ptilinoides & Giuseppe Penone) enferme un insecte xylophage naturalisé. Ennemi historique des collections, cet insecte muséophage a été capturé et encapsulé "pour l’éternité" après avoir grignoté une œuvre de Giuseppe Penone. Par ce geste non dénué d’ironie, Béatrice Balcou transforme des "prises de guerre" en gardiennes d’un fragment du patrimoine culturel.

Béatrice Balcou (1976), Container #04 (Oligomerus Ptilinoides & Giuseppe Penone), 2020 - Insecte, verre, ø 4,3 cm x 10,8 cm - Production / réalisation Cirva, Marseille - Collection Edgard F. Grima © Regular Studio
Chapitre 2 - Vers une écologie des relations
À l’antipode du climat idéal conçu pour elles, les collections fomentent une écologie relationnelle qui, en ces temps de dérèglement climatique, nous offre l’opportunité de repenser les formes d’organisation sociales et poétiques de nos propres vies. En ce début du XXIe siècle, l’art s’amuse des innombrables tentatives mises en oeuvre par les humains pour se connecter entre eux, dans un environnement planétaire lui aussi thermiquement contrôlé. Les œuvres nous donnent à voir comment des individus se tiennent en équilibre précaire entre des mondes sans attache connue. Elles scrutent comment ils se nouent les uns aux autres, ou comment ils s’entravent, pour tenter de trouver leur place dans un environnement fragmenté. À la constance d’un climat mis sous cloche, déployé dans la première partie de l’exposition, les artistes opposent ici un écosystème traversé par des écarts spectaculaires de température. Au mur, les corps s’échauffent, brûlent d’un désir ardent. Des caméras thermiques enregistrent la chaleur générée par l’ensemble des êtres et des "choses". Elles questionnent nos représentations des savoirs "froids", des quartiers "chauds" et des comportements "incendiaires". Sous la forme de chants d’amour ou de promesses de métamorphose, les œuvres narrent ici cette fluidité des corps, des identités et des territoires, dans des histoires sensorielles qui n’avaient jusqu’alors que peu d’oreilles pour les écouter.

SMITH, Sans titre (Dami, Fulmen), 2023 - Impression sur aluminium brossé, cadre en métal - 80 x 60 cm - Collection privée française - Courtesy de l’artiste et de la Galerie Christophe Gaillard © Tous droits réservés à l’artiste
Les artistes présentés dans cette section
Kwaku ACHIM | Lounis BAOUCHE | Moufouli BELLO | Mohamed BOUROUISSA | Nelson BOURREC CARTER | Sacha CAMBIEN DE MONTRAVEL | Julian CHARRIERE | Jean CLARACQ | Edi DUBIEN | Soufia ERFANIAN | Omer FAST | Amine HABKI | Tirdad HASHEMI | David HORVITZ | Jesper JUST | Tarek LAKHRISSI | Xie Lei | Ella LITTWITZ | Liz MARKUS | Zanele MUHOLI | Emilie PITOISET | Sara SADIK | SMITH | Duncan WYLIE
Focus sur Sara Sadik
Contraction de khtob (demande en mariage) et d’octogone (originairement une arène de MMA puis figure populaire d’un affrontement entre deux hommes), Khtobtogone est un espace virtuel où Sara Sadik met en scène les pensées d’un jeune homme marseillais, Zine, "tombé amoureux d’une gadji". Marseille devient le terrain d’expression d’une sensibilité mise à la marge. Au travers des codes de la culture beurcore, Sara Sadik navigue entre représentation et dépassement de l’exotisation de sa propre culture.

Sara Sadik (1994), Khtobtogone, 2021 - Vidéo HD, couleur, son - Durée : 16 min - Collection Famille Servais, Bruxelles © Sara Sadik
Chapitre 3 - Imaginaires et politiques climatiques
L’histoire de l’art européen regorge de ciels ensoleillés qui, depuis les colonisations modernes, désignent la tempérance du climat comme un horizon universellement désiré. Pourtant, nombre d’artistes pointent aujourd’hui l’ambivalence du "ravissement" provoqué par la contemplation de ces atmosphères stables et tranquilles. Avec poésie ou ironie, leurs œuvres s’attachent à trahir l’apparente innocence des découpages climatiques du ciel, qui ont accompagné la conquête de territoires lointains et ses préoccupations nouvelles d’acclimatation des êtres et des ressources. L’art de notre temps nous rappelle combien "le temps qu’il fait" relève de phénomènes atmosphériques autant que de constructions esthétiques, politiques et technologiques. En rejouant des palettes chromatiques héritées des beaux-arts, des cartes postales ou du cinéma, il manifeste l’emprise directe du climat et de ses représentations sur nos corps. Dans des abstractions colorées ou de subtiles constructions photographiques, les artistes évoquent ici les usages normatifs ou coercitifs qui ont été faits du ciel pour administrer d’une main ferme la coexistence des vivants. Enfin, s’éloignant de ces climats artificiels, les artistes présentés en fin de parcours, ouvrent de nouveaux imaginaires, où l’écosystème des collections laisse entrevoir des manières émancipatrices d’habiter collectivement le présent, et de penser la parenté des Nords et des Suds.

© Josèfa Ntjam, Fish Tank Mythology, 2024 - Impression sur papier, double collage plexiglas - 40 x 30 x 4 cm - Collection Oanh DO KHAC
Les artistes présentés dans cette section
Majd ABDEL HAMID | Gilles BARBIER | Djabril BOUKHENAÏSSI | BROGNON-ROLLIN | Kaï-Chun CHANG | Fabio COLAÇO | Tacita DEAN | David DOUARD | Victoire EOUZAN | Cristina ESCOBAR | Cristina GARRIDO | Bouchra KHALILI | Ella LITTWITZ | Eric MAILLET | Armineh NEGAHDARI | Eva NIELSEN | Jean-Christophe NORMAN | Josèfa NTJAM | Benoît PIÉRON | Gilles POURTIER | Laurent PROUX | Christine SAFA | Victoire THIERRÉE | Thu-Van TRAN | Kendra WALLACE | Iwan WARNET | Hannah WEINBERGER
Focus sur Cristina Garrido
Local colors is a foreign invention (British Islands) rassemble des fragments de ciels issus de peintures représentant les Îles Britanniques, réalisées par des artistes occidentaux du XVIIe siècle à aujourd’hui, et conservées dans des collections muséales. Détachés de leurs contextes d’origine, ces fragments deviennent des échantillons de couleur, organisés selon une grille chromatique inspirée du nuancier Pantone. Cristina Garrido révèle ainsi la construction culturelle et historique du paysage, loin de toute prétendue naturalité. L’œuvre aborde une expérience commune du regard porté vers le ciel, au-delà des frontières géographiques et politiques.

Cristina Garrido (1986), Local color is a foreign invention (British Islands), 2020 - Impression pigmentaire sur papier Hahnemühle - 134 x 149 cm - Collection Edgard F. Grima © Cristina Garrido. D.R.
Dans les alcôves, en regard de trois sections principales
Nú BARRETO | Alejandro CAMPINS | Joel CANO | Gaëlle CHOISNE | Cedrick EYMENIER | Sylvain FRAYSSE | Laura HENNO | MADAME | Dimitri MILBRUN | Mohamed MRABET | Simphiwe NDZUBE | Josèfa NTJAM | Bruno PEINADO | Robert RAUSCHENBERG | Chéri SAMBA | Moffat TAKADIWA
ciné[mac]
L’exposition se poursuit dans tous les espaces du musée, faisant résonner les lieux, pour une extension de l’expérience de visite.
Séances en continu : les samedis et dimanches de 9h à 18h du 4 avril au 20 septembre 2026 (sauf événement exceptionnel).
Séances sur demande et sur rendez-vous du mardi au vendredi auprès de macpublics@marseille.fr
► Rayane Mcirdi, Après le soleil, 2024
Durée : 25 min
Avec Bellamine Abdelmalek, Sonia Faidi, Flore Hamidani, Romane Oukhemanou
Collection Ronan Grossiat.
Courtesy Galerie Anne Barrault, France
Rayane Mcirdi retrace le voyage d’une famille dans les années 1980, quittant Asnières-sur-Seine pour rejoindre Marseille et embarquer vers l’Algérie. Filmé principalement depuis l’habitacle de la voiture, le film capte un temps particulier, fait de rires, d’attente, de disputes, de souvenirs et de silences. Le road movie devient un espace intime où se mêlent nostalgie, doutes et promesses, résumés par cette phrase qui donne nom au film : "L’Algérie, c’est quelque part, derrière la mer, après le soleil." Porté par la voix-off de Lydia, le récit est raconté du point de vue d’une adolescente au seuil de sa majorité. Par un montage jouant avec les plans par ellipses et collages photographiques, Rayane Mcirdi recompose une mémoire fragmentée.
► Paul Heintz, Nafura, 2023
Durée : 28 min
V.O. : arabe. Sous-titres : anglais, français
Scénario : Paul Heintz, Quentin Faucheux-Thurion.
Image : Paul Heintz.
Montage : Jeanne Sarfati.
Son : Paul Heintz
Production : Anne-Catherine Witt (Macalube Films)
Collection Lemaître / Don au MacLyon.
Dans Nafura (2023), Paul Heintz met en scène les amitiés de jeunes femmes saoudiennes évoluant de nuit dans l’habitacle climatisé d’une voiture. Elles parlent avec humour de leur corps et de leurs sentiments épuisés, en arpentant les infrastructures énergétiques qui alimentent de la ville de Djeddah (Arabie Saoudite) qu’elles vont bientôt mettre à l’arrêt. Le trajet en voiture devient un lieu d’entre-deux où la fiction laisse la part à un récit alternatif. Au fil de leurs échanges, émergent une conscience des interdictions et des logiques de pouvoir au sein de leurs réalités, jeunes femmes contraintes entre les sphères privée et publique.
► Bertille Bak, Faire le mur, 2000
Vidéo DV, 4:3, stéréo
Durée : 17 min
Production Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, Tourcoing
Collection Renato Casciani
Bertille Bak se consacre à la culture ouvrière des habitants du village de Barlin. Faire le mur est réalisé dans cette ancienne cité minière du Pas-de-Calais où s’ancre un pan de son histoire familiale. Le film prend forme après l’annonce de la rénovation d’une centaine de maisons en brique rouge qui entraînera une hausse inévitable des loyers et, par conséquent, le départ de nombreux locataires. En déjouant les codes du film documentaire et refusant tout cliché misérabiliste, Bertille Bak invente avec les habitants une manière détournée de raconter un moment de la vie de cette communauté.
► Valentin Noujaïm, Les Filles Destinées, 2021
Vidéo couleur et son
Durée : 28 min
Produit par Iliade&films et Kometa Films.
Avec Leana Zeitoun, Tya Deslauriers, Aaliyah Lexilus, Yuming Hey, Cleopatra Mendes, Djamila Imani.
Remerciements à la Galerie Air de Paris, France
Collection Ronan Grossiat
Valentin Noujaïm met en scène trois amies dont le bar préféré va fermer. Une mystérieuse météorite mauve tombe du ciel et entraîne la disparition de Crystal. Eden se lance alors à sa recherche. La découverte d’un monde parallèle queer les font se questionner : faut-il être visible dans l’espace commun ou au contraire s’en réapproprier les codes pour penser un monde nouveau ? L’artiste nous amène à repenser notre rapport au monde et aux altérités. Quelle place prendre lorsqu’on est marginalisé ? Comment s’affirmer dans le trouble ? Ici, les liens d’affects et la sororité apparaissent comme une partie de la réponse.
Dialogues avec les collections du [mac]
Dans un désir de faire dialoguer les œuvres de l’exposition avec la collection du [mac], les publics sont invités à poursuivre leur visite dans la dernière travée du musée.
► Focus sur Carla Adra
Carla Adra (1993),
Maurice Fabre, Histoire de la communication 1964, 2024
Mike Kelley, Minor histories, statements, conversations, proposals 2004, 2024
Walter Benjamin, Écrits radiophoniques 2014 et encyclopédie par l’image,
télévision-Radio-Radar, 1954, 2024
Wiltold Gombrowicz / Ferdyduke, 1983, 2024
Papier, aquarelle et crayon
50 x 65 cm chaque
Collection Gensollen – La fabrique, Marseille
Carla Adra dévoile avec ce quadriptyque une représentation des systèmes de communication et de circulation des idées dans les sphères culturelles et artistiques. Chaque pièce s’appuie sur une référence historique, théorique ou littéraire, indiquée dans le titre afin de mettre en lumière les différents moyens de transmission. La réunion de ces quatre oeuvres crée un espace de lecture complexe où les messages se répondent, se superposent ou entrent en contradiction.
► Focus sur Fabio Colaço
Fabio Colaço,
Dogma, 2024
Résine, fibre de verre, structures en bois, peinture à l’huile
130 x 100 x 92 cm
Faust, 2024
chaussures paire, pièces en euros
20 x 70 x 70 cm
Collection Gensollen – La fabrique, Marseille
Présentée comme un diptyque, les deux œuvres de Fabio Colaço se complètent et se répondent pour former une critique de la disparition de l’humain au profit de la valeur marchande. Dans Faust, l’homme n’apparaît jamais directement, son absence est matérialisée par des objets subsistants comme témoins d’une présence dissoute. Dogma incarne l’adhésion aveugle à un système de pensée où l’image prime sur toute autre forme de valeur. L’œuvre représente l’agrandissement d’une pierre trouvée dans l’espace publique ; les matériaux utilisés sont particulièrement léger mais l’esthétique de l’œuvre nous évoque faussement une très lourde roche. Ensemble, les deux oeuvres nous évoquent les restes d’un marchand d’art qui c’est perdu dans les spéculations du marché et dont l’humanité c’est évaporée.
► Mais aussi sur Puck Verkade
Lionel Sabatté (1975), Chouette, 2021-2022
Bronze, 57 x 11 x 12 cm
Courtesy Famille Quemin
Puck Verkade (1987), Unborn, 2021
Vidéo, durée : 5 min en boucle
Collection Renato Casciani
Karine Rougier (1982), Sans titre, 2020
Aquarelle sur papier, 32 x 72,1 cm
Collection privée
Kubra Khademi (1989), La fille et le dragon, 2023
Gouache sur papier, 42 x 29,7 cm
Collection Patricia et Philippe Dupin
► Au Centre de documentation
MAZACCIO&DROWILAL
► Dans le hall du musée
Claude CLOSKY
Liste des artistes exposés
Majd ABDEL HAMID | Kwaku Osei Owusu ACHIM | Carla ADRA | Assoukrou AKÉ | Wilfrid ALMENDRA | Belkis AYÓN | Mercedes AZPILICUETA | Bertille BAK | Béatrice BALCOU | Joachim BANDAU | Lounis BAOUCHE| Gilles BARBIER | Nú BARRETO | Moufouli BELLO | Abdelkader BENCHAMMA | Christophe BERDAGUER & Marie PÉJUS | Mireille BLANC | Cathryn BOCH | Djabril BOUKHENAÏSSI | Mohamed BOUROUISSA | Nelson BOURREC CARTER | Alkis BOUTLIS | BROGNON ROLLIN | Sacha CAMBIER DE MONTRAVEL | Alejandro CAMPINS | Joel CANO | Kaï-Chun CHANG | Julian CHARRIÈRE | Gaëlle CHOISNE | Jean CLARACQ | Claude CLOSKY | Fabio COLAÇO | Stéphane COUTURIER | Nicolas DAUBANES | Salvador DALÍ | Tacita DEAN | David DOUARD | Edi DUBIEN | Sophie DUPONT | Cristina ESCOBAR | Victoire EOUZAN | Cedrick EYMENIER | Omer FAST | Sylvain FRAYSSE | Sandra GAMARRA | Cristina GARRIDO | Noémie GOUDAL | Amine HABKI | Julieta HANONO | Tirdad HASHEMI & Soufia ERFANIAN | Paul HEINTZ | Laura HENNO | David HORVITZ | Jesper JUST | Kubra KHADEMI | Bouchra KHALILI | Kapwani KIWANGA | Tarik KISWANSON | Tarek LAKHRISSI | Jochen LEMPERT | LI Xin | Ella LITTWITZ | MADAME | Benoît MAIRE | Eric MAILLET | Liz MARKUS | MAZACCIO & DROWILAL | Rayane MCIRDI | Kristin MCKIRDY | Dimitri MILBRUN | Roméo MIVEKANNIN | MOUNTAINCUTTERS | Mohamed MRABET | Zanele MUHOLI | Simphiwe NDZUBE | Armineh NEGAHDARI | Eva NIELSEN | Jean-Christophe NORMAN | Valentin NOUJAÏM | Josèfa NTJAM | PAK Sheung Chuen | Bruno PEINADO | Françoise PÉTROVITCH | Benoît PIÉRON | Emilie PITOISET | Gilles POURTIER | Laurent PROUX | Robert RAUSCHENBERG | Karine ROUGIER | Stéphanie SAADÉ | Lionel SABATTÉ | Sara SADIK | Christine SAFA | Chéri SAMBA | SARKIS | Taryn SIMON | Vladimir SKODA | SMITH | Michèle SYLVANDER | Moffat TAKADIWA | Victoire THIERRÉE | Thu-Van TRAN | Morgane TSCHIEMBER | Nobuko TSUCHIYA | Puck VERKADE | Dario VILLALBA | Oriol VILANOVA | Kendra WALLACE | Iwan WARNET | Justin WEILER | Hannah WEINBERGER | Loïs WEINBERGER | Duncan WYLIE | XIE Lei

SMITH, Sans titre 005 (Désidération, Anamanda Sin), 2021 - Impression sur aluminium brossé - 80 x 60 cm - Collection Matthieu de Bézenac © Photo : SMITH Courtesy de l’artiste
Photos
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© La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées - Triennale De leur temps #8 - Ville de Marseille - Ryan Layechi
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