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Masque de danse

Musée d'Arts Africains, Océaniens et Amérindiens - (MAAOA)

Ce masque provient de l'île de Malakula. Il est porté sur la tête comme un « chapeau », tenu par le danseur à l’aide de deux cordelettes.

Après avoir constitué une armature de bambous revêtue d’une pellicule de toiles d’araignées, on y appliquait un revêtement à base de bouillie de lianes mélangées à du lait de coco et de l’eau de mer, que l’on pouvait aisément sculpter. Cet enduit, qui séchait assez rapidement, était ensuite peint. Comme presque partout en Mélanésie, les peintures sont des signes identitaires attribués à chaque individu du groupe, comme une carte de visite. On représente ainsi sur les masques le nom de famille, celui du village, le rang social du danseur...

Les cérémonies du nalawan comportent aussi bien des initiations que des passages de grades ou des intronisations. Suivant les villages et le type de cérémonie, les masques sont réalisés soit par les danseurs eux-mêmes, soit par une seule personne.

Il n’est pas possible d’assister à la fabrication de ces masques, considérée comme secrète. Ces objets ne servent généralement qu’une seule fois, dans la danse pour laquelle ils ont été fabriqués. Ils sont ensuite abandonnés dans la forêt, sans valeur particulière.

ILE DE MALAKULA, VANUATU

Bambou, toiles d’araignée, pâte végétale, dents

H. : 60 cm

XIXème – XXème siècle

Ancien Musée des Colonies de Marseille

Dépôt C.C.I.M.

Inv. : D 1989-1-34

© Hugo Maertens, Bruges