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Vieille Charité

"Objets migrateurs, trésors sous influences"

Du au
  • Lieu
    Centre de la Vieille Charité - (CVC)
    Contact

    Tél. : 04 91 14 58 46

    Contact pour l'exposition "Objets migrateurs, trésors sous influences" :

    Réservation

    du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 16h.

    Tél : 04 91 14 58 97


    mail :
     museearcheologie@marseille.fr
     

  • Horaires
    Fermé Du mardi au dimanche de 9h à 18h
    Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte

    Fermeture les jours suivants : 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et le 2­5 décembre.

    Fermeture de la billetterie 30 minutes avant la fermeture du musée.

    ► La chapelle de la vieille charité est actuellement fermée. Veuillez nous excuser pour ce désagrément. ►Afin d'être certain de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d'exposition, nous vous invitons à contacter le musée avant votre visite. Tel : 04 91 14 58 46

  • Public
    Tout public
  • Tarifs

    ►L'accès au Musée d'Archéologie Méditerranéenne, (MAM), au Musée d'Arts Africains, Océaniens, Amérindiens, (MAAOA), est gratuit
    La visite de la Chapelle et des galeries pour l'exposition temporaire "Objets Migrateurs. Trésors sous influences" est au tarif de : 9 euros / réduit 5 euros.
    ►Pour favoriser l’accès à la culture pour toutes et tous, la Ville de Marseille rend gratuit l’accès à cette exposition le premier jour de son ouverture ainsi que chaque premier dimanche du mois.

     

C’est l’exposition de l’année ! Objets migrateurs. Trésors sous influences à la Vieille Charité du 8 avril au 16 octobre questionne la notion de migration au sens large. Objets qui traversent les usages et les siècles mais aussi hommes et femmes migrants. On scrute aussi la vocation du musée à travers les âges : quel est le parcours d’un objet avant d’être mis en vitrine ?
Objets détournés, dévoyés, époques différentes juxtaposées récits de migrants, l’exposition illustre un message adressé aux visiteurs : comprendre la richesse du dialogue avec l’autre.

L’accueil et le devenir de l’objet

Dans chaque espace, les parcours d’objets – vase grec, buste antique, crâne mixtèque remontant au Xe siècle avant J-C, jouet en tongs recyclées - posent la question de son statut : utilitaire, curieux, à valeur patrimoniale ? 
De la fabrication de l’objet à sa mise en vitrine, quelle a été sa mutation ? D’où vient-il ? Qu’est-ce qu’une collection de musée ? Ainsi, l’exposition aborde les notions de spoliation, de restitution, de copie. « Nous mettons en évidence toutes les transformations qu’un objet vit au travers des migrations, notamment les notions de copie, de vrai, de faux. Sachant que dès l’Antiquité, des faux circulent ! Les Étrusques ont copié des vases grecs, très prisés par leur peuple. Il existe également des « faux vrais » au sein des musées aujourd’hui », détaille Muriel Garsson, conservateur, directrice du Musée d’Archéologie méditerranéenne et co-commissaire de l’exposition.
On découvre les traces que laissent les objets dans la mémoire collective : saviez-vous que la coupe de la Champions League gagnée par l’Olympique de Marseille en 1993 est directement inspirée de coupes antiques, données aux vainqueurs de compétitions au VIe siècle avant J-C ? 

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Voyages d’hier et d’aujourd’hui : le public constatera le parallèle entre le personnage d’Ulysse, grand voyageur, peint sur une céramique antique et « l’écoboat » immense bateau entièrement fabriqué en bouteilles de plastique recyclé, réalisé par le camerounais Ismaël Essome et son organisation Madiba & Nature. «  Il fait 5 mètres de long et peut porter jusqu’à trois personnes plus une charge de 100 kilos. On l’utilise pour la pêche artisanale et pour les randonnées aquatiques en eau calme. Issu d’un mélange de connaissances traditionnelles africaines et d’ingénierie moderne, l’écoboat, artistique de par sa forme, est un moyen vivant de sensibiliser sur la pollution plastique dans les milieux marins, en même temps que le symbole d’un entrepreneuriat durable des communautés villageoises ». 
 



Marseille, terre d’accueil

C’est inscrit dans l’ADN de notre ville. Marseille, plus grand port de la Méditerranée, est un territoire d’accueil depuis sa fondation. « C’est une ville née de la rencontre avec l’autre » appuie Manuel Moliner, archéologue, conservateur en chef du Musée d’Histoire de Marseille, co-commissaire de l’exposition. Toute l’exposition nous rappelle que le sol de Marseille regorge de strates, d’histoires d’objets. « Nous, archéologues, nous le vivons au quotidien » explique Manuel Moliner.
C’est une première : labellisée Exposition d’intérêt national par le Ministère de la Culture, Objets migrateurs. Trésors sous influences associe tous les acteurs du site de la Vieille Charité  : le MAM, le MAAOA, le cipM, l'EHESS, le CNRS, les Maisons de la sagesse-traduire (bureau EHESS).

Une volonté de partage et d’inclusion 

Outre des prêts exceptionnels accueillant des objets venus de partout, l’exposition donne à voir et à entendre la parole des hommes d’ici et d’ailleurs.
Par exemple, on découvrira une création inédite de l’artiste Marianne Mispelaëre,  réalisée avec des élèves du collège Vieux-Port de Marseille.
« L’homme est lui-même un objet migrateur : toute l’histoire de la vie sur Terre est une histoire de migrations », déclare Muriel Garsson.
Objets, films, récits sonores de migrants à écouter, ces œuvres viennent de toute l’Europe, du Ashmolean Museum of Art and Archaeology d’Oxford, de la Glyptothèque de Munich, du Musée d’Histoire de Genève, du Louvre, de la Fondation Gandur de Genève mais aussi de plus loin, comme du Musée des Civilisations noires de Dakar.

Que regardons-nous ? Sommes-nous prêts à regarder autrement cet objet, à imaginer les mains humaines qui l’ont façonné, mais aussi peut-être restauré ? Comment est-il arrivé jusqu’à nous ? On décortique avec cette exposition la richesse des brassages et de l’immigration qui existent depuis toujours.
Un propos qui ne s’arrête pas à l’exposition et qui à Marseille s’insère en tous lieux, du public au politique mais aussi du poétique au sportif…
 

Programmation

Une importante programmation est prévue autour de l’exposition. Ainsi, dès le 9 avril, une première journée d'étude est proposée : "Objets migrateurs. Langues, femmes et hommes en mouvement" .
 

Contact
Tél. : 04 91 14 58 97 (du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 16h)
et pour les week-end et jours fériés : 04 91 14 58 46 ou par mMail : museearcheologie@marseille.fr




L'affiche de l'exposition : Tête de Zeus-Ammon

La chevelure est divisée par une raie médiane et se termine par un rouleau sur la nuque. La barbe fournie est constituée de courtes mèches désordonnées. Les cornes de bélier permettent d’identifier une représentation de Zeus-Ammon.

À l’origine, cette tête, une copie romaine de la période Hadrianique-antonine, était probablement incluse dans un pilier hermaïque. On peut la faire remonter, de même que quatre autres copies, à un modèle grec de la période classique créé vers 400 av. J.-C.

Conservée à la Résidence de Munich jusqu’à l’achèvement de la Glyptothèque, elle était peut-être une acquisition du duc Albert V (r. 1550-1579).

Les Grecs, installés en Cyrénaïque à partir du VIIe siècle av. J.-C., possédaient un comptoir à Naucratis, dans le delta du Nil. Ils adoptèrent le dieu égyptien Amon à tête de bélier et l’associèrent à la plus grande divinité de leur panthéon, Zeus, le père des dieux. L’oracle de Zeus-Ammon, dans l’oasis de Siwa, était consulté par les Égyptiens comme par les Grecs. Il acquit une notoriété particulière grâce à la visite d’Alexandre le Grand en 331 av. J.-C. (Curtius Rufus 4, 7-8). Mais on trouve également les preuves d’un culte de Zeus-Ammon en Grèce même. Pausanias (5, 15, 11 ; 10, 13, 6 ; 3, 18, 3 ; 9, 16, 1) signale son existence à Olympie, Delphes, Sparte et Thèbes. La tête munichoise pourrait dériver d’une image cultuelle qui se trouvait dans un sanctuaire de Zeus-Ammon à Aphytis, dans la péninsule de Pallène, fondé par l’amiral spartiate Lysandre en 403- 402 av. J.-C. (Pausanias 3, 18, 3 ; Plutarque, Lysandre 20).

Tête de Zeus-Ammon
Empire romain, Ier siècle av. J.-C. marbre
Munich, Glyptothek
Inv. GL 225

Les commissaires

Commissaire générale
- Barbara Cassin, membre de l'Académie française,
Commissaire musée
- Muriel Garsson, Directrice, conservateur du Musée d'archéologie
- Manuel Moliner, conservateur en chef du pôle archéologie, Musée d’histoire de Marseille

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Journées d'étude

Objets migrateurs : langues, femmes et hommes en mouvement

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